Revue de presse

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À la page 8 du cahier MON TOIT de son édition du 5 avril 2008, le journal La Presse publiait un encadré intitulé DE L’EAU SORTIE D’UN OEUF afin de souligner la présence de l’entreprise AQUAOVO et de son filtre à eau éco-design OVOPUR dans le marché de la filtration d’eau. Quelques erreurs se sont toutefois glissées dans le texte et nous vous proposons ici la lecture des corrections à apporter:

 

  • Les noms de l’entreprise et du produit ont été interchangés. Il s’agit de l’entreprise AQUAOVO qui présente le filtre à eau éco-design OVOPUR.

 

  • Le mouvement de l’eau à l’intérieur du réservoir principal et le contrôle de la stagnation sont assurés grâce à la différence de température à l’intérieur et à l’extérieur du réservoir ainsi que par le retrait et l’ajout d’eau dans l’appareil. Vous pouvez consulter le détail du fonctionnement en téléchargeant notre brochure.

 

  • Le coût d’achat initial est de 560$ et non de 660$ tel qu’indiqué dans l’article.

LE MONDE | 01.11.07 | 17h02  •  Mis à jour le 01.11.07 | 17h03

San Francisco (Etats-Unis) Envoyé spécial

Chez Panisse, l’un des restaurants les plus réputés de la région de San Francisco, en Californie, tout est cher, sauf l’eau, qui est gratuite, y compris l’eau gazeuse. Depuis quelques mois, on n’y vend plus d’eau en bouteille. Les serveurs distribuent des carafes d’eau du robinet, qui est passée par un système de filtrage et de gazéification. “Nous avons toujours privilégié les produits bio provenant des fermes locales, et soutenu les initiatives de développement agricole durable”, explique Mike Kossa-Rienzi, directeur général de l’enseigne. Il souligne que cette initiative entraîne un gros manque à gagner : Un restaurant qui tourne bien peut vendre 25 000 bouteilles d’eau minérale par an. Il les achète 1,50 dollar pièce, et les revend 5 ou 6 dollars, soit un bénéfice d’environ 100 000 dollars par an.” Ce nouveau comportement citoyen est dans l’air du temps : quelques restaurants de luxe de la région ont suivi l’exemple de Chez Panisse. 

San Francisco est devenu le centre d’une campagne menée par diverses associations écologistes, qui considèrent le commerce de l’eau en bouteille comme un gaspillage : fabrication de milliards de bouteilles en plastique, transport de l’eau sur des milliers de kilomètres, puis enfouissement ou incinération des bouteilles vides, ce qui aggrave la pollution et le réchauffement planétaire. 

“L’eau en bouteille coûte mille fois plus cher que celle du robinet, alors que c’est le même produit, explique Adam Scow, responsable local de l’association Corporate Accountability International, qui surveille les activités des entreprises américaines en matière d’environnement. Récemment, plusieurs marques, notamment Aquafina et Dasani, les plus vendues aux Etats-Unis, ont dû reconnaître publiquement que leurs usines de mise en bouteilles étaient en fait alimentées par des réseaux municipaux de distribution d’eau.” 

Après des années de combat, les écologistes ont enfin remporté une première victoire. En juillet, le maire de San Francisco a signé un arrêté interdisant aux services municipaux d’utiliser l’argent public pour acheter des bouteilles d’eau ; auparavant, ces dernières étaient distribuées gratuitement aux employés, ainsi qu’au public lors d’événements organisés par la mairie. Cette mesure n’a pas déclenché de polémique car, à San Francisco, l’eau du robinet, qui arrive tout droit des montagnes enneigées de Californie centrale, est très pure. 

L’interdiction va bientôt s’étendre aux grosses bonbonnes alimentant les distributeurs d’eau disposés dans les couloirs des bureaux municipaux. Celles-ci seront remplacées par des fontaines raccordées au réseau municipal. Plusieurs comtés voisins songent à en faire autant et le mouvement commence à gagner d’autres Etats. 

Cela dit, Tony Winnicker, chef de la commission des services publics de San Francisco, n’a pas l’intention de se lancer dans la persécution des buveurs d’eau en bouteille. “Les employés municipaux peuvent apporter de l’eau commerciale sur leur lieu de travail, à condition de la payer avec leur propre argent, dit-il. Nous créons peu à peu une nouvelle ambiance dans les bureaux, les plus motivés influencent leurs collègues.” 

Face à cette offensive, les marchands d’eau en bouteille ont réagi en renforçant leurs campagnes de publicité et en déclenchant des offensives de lobbying auprès des collectivités locales. Aux Etats-Unis, les principales marques d’eau en bouteille appartiennent à trois multinationales, Nestlé, Pepsi-Cola et Coca-Cola. Tony Winnicker a récemment découvert leur puissance. “Lors de la dernière conférence nationale des maires de grandes villes, San Francisco a introduit une résolution pour inciter les autres villes à repenser leur politique en matière d’eau potable, raconte-t-il. Mais les lobbyistes de l’eau en bouteille sont entrés en action. La résolution a fini par passer, mais à une courte majorité.” 

En fait, la guerre des écologistes et des fonctionnaires contre l’eau en bouteille fait partie d’un combat plus ambitieux, visant à empêcher la mainmise du secteur privé sur les ressources en eau du pays. Ainsi, à McCloud, village montagnard du nord de la Californie, Nestlé a décidé de construire une immense usine de mise en bouteilles d’eau de source. En dépit des promesses de création d’emplois, une partie des élus et des habitants se sont mobilisés car ils redoutent l’épuisement des sources, ce qui détruirait l’équilibre naturel de la région.  

Yves Eudes Article paru dans l’édition du 02.11.07.

http://www.lemonde.fr/

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